Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Culture et vie locale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Culture et vie locale. Afficher tous les articles

Kwaheri PMI...

Posté par Cha

Un an passé dans cette PMI... à cotoyer mes petites collègues qui ont su intégrer la petite Mzungu que j'étais, qui ne connaissait rien (ou presque) aux bouénis, qui ne connaissait rien à la culture mahoraise, aux saveurs mahoraises, à la religion musulmane ... au point d'en oublier que j'étais la seule blanche parmis elles.

A leur côté j'ai pu apprendre mon métier d'une autre façon. Certes avec la barrière de la langue, mais grâce à mes traductrices un dialogue à 3 s'instaurait.

Au début étonnée, puis petit à petit habituée, pour finalement se familiariser à ces femmes, à leur mode de vie, à leurs difficultés, à leurs rêves d'une vie en métropole, d'un mari plus soutenant, des enfants moins perturbants ... Inch'Allah (si dieu le veut) leitomotiv entendu au quotidien.

Un an de travail à leur côté m'a paru passer vite, j'ai eu la chance d'avoir le temps d'apprendre à les connaitre... et inversement.

Pour fêter notre départ, elles nous avaient prévu des surprises. Moi emmenée dans mon bureau: habit traditionnel, maquillage, coiffure, bijoux, fleurs ... une vraie mariée mahoraise ! D'ailleurs des patientes dans le couloir m'ont demandé si j'allais me marier ! Romain attendant dans un autre bureau avec le reste des collègues qui lui ont confectionné un collier de fleurs et boutonnière de jasmin.

Fin prête, mes collègues me ramènent à Romain, le chasle sur le visage. Il doit payer pour me voir ! (pour info il paiera en chips ... !). Des cadeaux nous sont offerts autour de quelques gourmandises servis sur le bureau du secrétariat, quelques photos de groupe pour souvenirs, ainsi s'achève notre dernière journée au travail ... 

Merci les filles !












5 commentaires:

A vous de jouer, laissez un commentaire !

À la PMI, le vendredi c'est permis !

Posté par Rom

Souvenir d'un voulé (repas, barbecue traditionnel) à la PMI un vendredi midi pour le départ de Marielle, une infirmière. Une super ambiance et un bon souvenir ! Voici une partie de mes collègues sur la photo ci-dessous.


Mon bureau de consultation


1 commentaire:

A vous de jouer, laissez un commentaire !

Agriculture mahoraise et padza

Posté par Rom

Une randonnée sympa avec l'association des Naturalistes partant de Vahibé jusqu'à l'ancienne carrière de Doujani nous plonge au cœur de terrains agricoles. Historiquement, l'agriculture locale est exclusivement vivrière avec les plantations de bananes, de maniocs, d'ambrevades, de songes... (espèces locales adaptées au climat et au sol)



                         Jacque, fruit du Jacquier                                                            Ambrevades




L'arrivée des M'zungus sur l'île a encouragé le développement d'une agriculture de maraichage (salades, tomates...) beaucoup plus consommatrice d'eau, d'espace et de pesticides (parfois sur-employés par les agriculteurs locaux par méconnaissance).

Les techniques traditionnelles sont relativement inadaptées à la production en grande quantité puisqu'elles sont dévastatrices pour l'environnement. La démographie de l'île à littéralement explosée de 1970 à nos jours (immigration, natalité, expatriation) mais les méthodes agricoles n'ont que peu évoluées depuis le temps où il était facile de nourrir une population quatre fois moindre... 

Les mahorais utilisent par exemple la technique du brûlis, c'est-à-dire qu'ils se débarrassent des déchets végétaux en les brûlant. Ainsi plutôt que d'enrichir la terre de ces déchets, le sol s'appauvrit et ceux d'autant plus par le feu. L'épaisseur de la terre alors mise à nu se réduit au fil des années, aidée par le ravinement des pluies tropicales... ce forment alors les padza dénués de végétation et où plus rien ne pousse. Rien de naturel ainsi dans tout cela...


                                     Padza "rouge"

Padza "blanc"



Les couleurs rouge latérite ou blanc ça peut faire joli sur le paysage mais il s'agit pourtant d'éviter à tout prix leur formation. Il en va de la survie des reliquats de forêts mais également de la santé des récifs coralliens dans le lagon. En effet, la mise à nu des sols favorise le ravinement de terre dans le lagon lors des pluies. L'ensablement du lagon et la perte de transparence de l'eau peut nuire à un écosystème fragile que représentent les coraux. Ces derniers ont entre autre besoin de lumière pour effectuer la photosynthèse... donc d'une eau limpide ! CQFD

Les activités humaines en terre peuvent donc avoir de grandes répercussions sur le lagon... Heureusement la mangrove (forêt entre terre et mer) joue le rôle de filtre en retenant cette terre charriée... enfin lorsqu'elle est encore présente sur le littoral !

Ancienne carrière de Doujani

Grande lessive
Vue sur le Mont Mtsapere (rare reste de forêt primaire de l'île)




La randonnée nous a aussi plongé dans des plantations d'ylang-ylang (dont certaines étaient à l'abandon). Cet arbre est à l'origine de la très célèbre fleur emblématique de Mayotte (qui figure notamment sur le drapeau). La culture d'ylang-ylang a connu son âge d'or à Mayotte où l'on produit une des meilleures huiles essentielles au monde selon les parfumeurs. Malheureusement, cette activité économique est en déclin continu et n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était autrefois !


Alambic distillateur à l'abandon...


Enfin, notons que même si Mayotte présente une végétation tropicale luxuriante, les forêts primaires (vierges, aux espèces végétales endémiques) sur l'île sont exceptions. La cause ? L'activité humaine... Notamment la période coloniale de Mayotte qui a surement profondément modifier le territoire lorsque les colons français déboisaient intensément pour faire des champs de canne à sucre... Alors qui peut donner des leçons d'écologies ?

2 commentaires:

A vous de jouer, laissez un commentaire !

Petit tour en Petite Terre

Posté par Cha

A l'occasion des grandes marées de la semaine dernière, nous en avons profité pour nous balader autour de Petite Terre. En effet, la marée basse dévoile à cette occasion le platier  au Nord-est de Petite Terre, permettant ainsi de s'y promener avec 20 à 30 cm d'une eau claire et chaude jusqu'aux chevilles.


De nombreuses espèces se retrouvent "piégées" dans les anfractuosités du platier le temps de la marée basse, nous laissant ainsi les observer. Murènes, poulpes, bénitiers, coraux et poisson multicolores sont alors à portée de main. De nombreux mahorais sont d'ailleurs sur le coup, prêts à harponner le pauvre poulpe mis à nu !


Nos découvertes nous mènent jusqu'au bord de la barrière corallienne externe où les vagues viennent se briser. Attention à ne pas s'approcher trop près, derrière c'est l'océan ! D'ailleurs, nous sommes arrivés au début de notre balade via la plage de Papani ("papa"=le requin, "ni"=le lieu, en shimaoré donc: "là où il y a le requin" ... ) qui n'est accessible à pied qu'à marée basse, autrement il faut avoir l'âme aventurière car il faut descendre la falaise à l'aide de racines et câbles électriques laissés à cet usage ...

La marée remontant vite et haute, nous repartons vers la plage pour prendre de la hauteur et rejoindre Le Dziani Dzaha (appelé à tort Lac Dziani par tout le monde, alors que "Dziani" signifie aussi lac en shimaoré). Ce lac cratère aux eaux sulfureuses émeraudes, est magnifique de part le contraste avec le bleu du lagon en arrière plan. Même si le manque d'ombre nous donnerait l'envie d'y piquer une tête, mieux vaut s'abstenir, il est infesté de moustiques, et il paraitrait que les djinns (créatures invisibles aux pouvoirs surnaturels) l'habitent !! 




Nous poursuivons la balade jusqu'aux plages de Moya qui sont des maars (cratères explosés) envahits par l'océan. A Moya, on ne se baigne pas dans le lagon, mais dans l'océan puisque Petite Terre est posée sur le récif externe.

Maars de Moya

Souvenir d'une balade en fin d'après midi



1 commentaire:

A vous de jouer, laissez un commentaire !

Saveurs mahoraises

Posté par Rom

On remarque les petits piments rouges (très méchants !)
Qu'est ce qu'ils mangent là bas à Mayotte ? ... Hé bien, en ce moment pas grand chose lorsque le soleil est levé puisque nous sommes en plein Ramadan ! Mais cette période religieuse, nous aurons l'occasion de vous en reparler dans un prochain article !

Cependant, nous m'zungus nous ne jeûnons pas alors parlons gastronomie ! A Mayotte sous son climat tropical, on trouve beaucoup de fruits et dans le lagon, une grande variété de poissons. Sur les terres, les animaux élevés pour la viande sont les zébus, les poules et les chèvres. Enfin, n'oublions pas les épices !


Brochettes de zébu


Chaise à râper la coco

Tout s'achète très facilement, les bouénies qui vendent fruits et légumes sont partout... Sur le bord des routes, dans les villages... et à ton portail du jardin parfois ! Les poissons frais peuvent se vendre directement au retour des pêcheurs sur leur kwassa (barque).

Pour cet article, je vous propose de tester vos connaissances sur quelques produits locaux (je n'ai pas pu tout mettre bien entendu) avec ce quizz que j'ai concocté spécialement pour vous ! 

Bonne chance...
 



Service offert par Quizz.biz

10 commentaires:

A vous de jouer, laissez un commentaire !

La Course de Pneu

Posté par Rom


Cette année avait lieu la 30ème course de pneu. Alors késako ?

Il s'agit d'une course pour petits et grands qui allie sport, adresse et convivialité. On peut y participer à tout âge (ou presque) mais les stars de l'évènement restent bien entendu les enfants. Les règles ? Il n'y en a pas vraiment... enfin... c'est une course où il faut terminer avec son pneu et le plus simple (ou presque) est d’utiliser deux bâtons souvent réunis dans un pot de yaourt ou autre à l’intérieur du pneu. Et hop un peu de savon noir ou d'huile de moteur et ça glisse à merveille pour faire rouler la galette à grande vitesse !

Bien sûr, tout l'art réside à ne pas faire de sortie de route car parfois le Michelin à tendance à vouloir se dégager des bâtons du pilote... Mais les dérives anarchiques de pneu ne manquent pas... surtout dans les descentes... et ce au grand plaisir des spectateurs en soif d'action ! Alors, certains petits malins tentent de courir le pneu sous le bras sur quelques mètres mais le caoutchouc... c'est lourd... alors on se remet vite en règle avec ses bâtons ! Autant vous dire qu'une vague de 800 enfants en rage de victoire dans les rues qui relient le quartier de Cavani à La Barge de Mamoudzou... c'est un joyeux vacarme et tout le monde s'en régale. Il n'y a qu'à voir les encouragements et rires (moqueries !) des "bouénies mamans" pour leurs enfants !


Quand c'est au tour des grands, la course a "moins d'importance", c'est un contre la montre par équipe où bon nombre affichent style et originalité faute de motivations sportives profondes... Et c'est extra de voir ces déguisements, ces pneus hors norme (gigantesques) d'engin de chantier... Il faut parfois être à quatre pour le pousser !







La course de pneu est, vous l'aurez compris, une institution à Mayotte. On la doit à un professeur de sport qui l'organisa d'abord comme activité d'EPS puis comme évènement. Aujourd'hui, elle fait partie de l’identité culturelle de ce département et l'on ne peut que s'en réjouir.

2 commentaires:

A vous de jouer, laissez un commentaire !

Accueil Accueil