Posté par Cha et Rom
Dès le mois de juillet, tout le monde les attend, elles volent la vedette aux dauphins, raies manta et autres dugongs... on en rêvait, on languissait de les rencontrer... les baleines à bosse ! Cependant, observer ces géants des mers nécessite une petite part de chance Inch'Allah (si Dieu le veut). Ainsi, c'est en ce jour de l'Aïd (fin du Ramadan) que le privilège de croiser leur route nous a été donné.
Les baleines à bosse sont nommées ainsi en raison du dos rond qu'elles laissent apercevoir à la surface avant de plonger. La bosse (au singulier) n'a donc rien à voir avec les protubérances présentes sur la tête qui sont en fait des tubercules pileux (poils servant notamment au repérage de proies) ni avec les coquillages blancs qui se fixent sur leur peau.
Également appelée Mégaptère en raison de la grandeur de ses nageoires pectorales (environ 4 mètres) qui lui donnent l'impression de "voler"... Méga (grandes) ptères (ailes).
Chaque année, l'arrivée des baleines à bosse à Mayotte entre juillet et octobre témoigne d'un phénomène migratoire partant des eaux froides de l’Antarctique. Mayotte n'est donc qu'une destination parmi d'autres, certains individus se contentent des côtes Malgaches, Réunionnaises ou de l'archipel des Mascareignes (île Maurice). L’objectif est identique puisqu'il s'agit à chaque fois de "monter" vers les eaux chaudes tropicales.
Cette migration s'inscrit dans des cycles biologiques bien identifiés, la reproduction, la mise bas ou l'élevage des petits. Le lagon de Mayotte tient le rôle de véritable pouponnière, ses eaux chaudes et calmes (protégées par la barrière de corail) étant un site privilégié pour la mise bas et l'éducation des baleineaux.
Par contre, les baleines ne trouveront aucune de leur nourriture dans ce type d'eaux (tropicales) et devront jeûner des mois durant (perdant jusqu'à un tiers de leur poids)... Par conséquent, avant d'entamer leur voyage elles ingurgitent en Antarctique des tonnes de nourriture (krill et petits poissons) filtrées par leurs fanons, leur permettant de constituer des réserves de graisses conséquentes.
Il y aurait beaucoup à dire au sujet de ces cétacés... nous nous sommes beaucoup renseignés à leur sujet mais afin de ne pas trop faire encyclopédie, je vous propose de rentrer au cœur du sujet en quelques chiffres et avec des photos de notre sortie en mer !
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| Photo prise su Wikipédia pour vous montrer la bête... Ce genre de saut est difficile à immortaliser en photographie |
Taille : jusqu'à 19 m
Poids : jusqu'à 48 t
Nageoires pectorales : 4 m
Espérance de vie : jusqu'à 100 ans
Gestation : environ 1 an
Poids à la naissance : environ 1 t
Taille à la naissance : environ 4,50 m
Allaitement : 500 l de lait par jour
Distance parcourue pour atteindre les eaux tropicales : 6000 km
Période de jeûne pendant la migration : 6 mois
Contenance de l'estomac : jusqu'à 700 kg de nouritture
Hauteur du souffle à l'expiration : 3 m
Comportement sociaux : sauts, chants, frappes de caudales et pectorales...
Portée des chants : 9 km
La journée a commencé avec la rencontre de dauphins stenelles.
Puis nous avons enfin croisé nos premiers dos et premiers souffles.
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| Baleineau jetant un petit coup d’œil |
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| Apéro sur Choizil |
Lorsqu'un couple mère-baleineau semblait se prêter à une tentative mise à l'eau en PMT, c'est moteur coupé et à la rame que nous nous sommes approchés à environ 30 mètres. Mais nous étions seulement 2 volontaires sur 13 sur le bateau ! Romain et un autre courageux... D'ailleurs je remercie ce courageux d'avoir pris son appareil photo subaquatique ! (désolé pour la qualité moyenne des photos mais c'est mieux que rien !)
"C'est plein d'excitation que j'enfilais rapidement, mon masque et chaussais mes palmes pour m’immerger en douceur dans le grand bleu, me laissant glisser tranquillement le long du bateau afin de ne pas effrayer la baleine et son petit. Je ne pouvais pas encore les voir, je devais me rapprocher. Je palmais tout doucement en essayant de ne pas frapper la surface de l'eau... De temps en temps je levais la tête au dessus de la surface pour m'assurer qu'elle était toujours là ! C'est bon je vois son dos... On continue de palmer... Je vais l’apercevoir d'une minute à l'autre... J'en suis terrifié et impatient à la fois ! Quand tout d'un coup une ombre gigantesque apparait, elle devient nette en quelques secondes... Wahou... C'est éééé-n-ooorme !!! Mais je suis super proche là ! Je vais rester là, manquerait plus que je me prenne un coup de pectorale... J'étais bouche bée devant l'immensité de l'animal... J'étais contemplatif devant ce moment incroyable face à une baleine et son baleineau... L’émerveillement dissipait toutes les peurs... Puis au bout d'un moment ils se sont tournés pour nous faire dos et partir gracieusement vers les profondeurs en quelques coups de caudales..."
Prochaine étape, se mettre à l'eau avec un mâle et vibrer de ses chants !
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| Un beau coucher de soleil sur la côte nord à notre retour... |
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