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La famille maki s'agrandit !

Posté par Cha


"Papa et Maman Makis ont l'immense joie de vous annoncer la naissance de leur petit dernier !"




Ce petit lémurien, emblématique de Mayotte, est le lémur fauve. On le trouve uniquement à Mayotte.

Ils vivent en groupe de 10 à 20 individus et sont omnivores. Assez peu farouches, ils n'hésitent pas à nous rendre visite sous la varangue à la moindre odeur de banane, ne craignant même plus Harpic ! Ils se jetent également sur les fleurs, bourgeons et fruits qui se trouvent dans notre jardin, ils peuvent mangers des œufs, insectes ou petits lézards.

Les naissances ont lieu de septembre à novembre après une gestation de 120 à 130 jours. Les petits makis restent solidement cramponnés à leur mère pendant les 3 premiers mois. Ils peuvent vivre jusqu'à une trentaine d'année.

On distingue facilement les mâles des femelles par leur pelage, les femelles étant claires, tandis que les mâles sont plus sombres avec un masque plus foncé sur le visage.

Les mains des lémuriens sont semblables à celles de l'homme. Ils ont un pouce opposé aux autres doigts de la main, ainsi que des empreintes digitale, ce sont d'ailleurs les seuls primates avec l'homme à en avoir ! 

Bien habitués au climat mahorais, ils passent également de longues heures à faire la sieste, encore une fois comme l'homme! Des légendes mahoraises racontent d'ailleurs qu'un jour un homme fût transformé en maki par la colère de Dieu.


" C'est un homme, c'est un homme qui a été changé en animal. Une cultivatrice qui était au champ avait un jour besoin d'eau pour nettoyer son bébé. Il fallait de l'eau et il n'y en avait pas. Pressée, elle prit alors l'eau du riz qui était resté au fond de la marmite après le repas. La femme transgressa ainsi un interdit et pour la punir, Allah la transforma en maki "

" Autrefois le lémurien n'était pas un lémurien. C'était un homme : Une femme avait un fils désobéissant.Excédée par ses bétises, elle le frappa avec la louche en bois qui servait à servir le repas. Ce jour-là, son fils se transforma en maki et gagna la forêt "



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Les roussettes, chauves-souris mahoraises

Posté par Rom

Parmi les animaux remarquables de Mayotte en terre, nous vous avions déjà présenté les Makis... ces véritables stars de l'île !  Cependant, n'oublions pas les caméléons, margouillats et geckos (article ici et ici), zébus... ça c'est le côté cool ! Les fourmis et moustiques ainsi que les scolopendres (article ici) ça c'est pour le côté moins sympa !

Bien qu'un certain nombre d’espèces d'oiseaux puissent être rencontrées sur l'île, le ciel est bien plus souvent agrémenté de roussettes ! Ces chauves-souris de grande envergure et au vol majestueux font partie intégrante du paysage de Mayotte. Leur facilité à planer en pleine journée les feraient facilement confondre avec un oiseau pour qui n'en a pas l'habitude.

Les roussettes sont nommées ainsi en raison des poils roux qui ornent leur corps. Ces chauves-souris sont frugivores à Mayotte et les fruits ce n'est pas ce qui manque ici ! Elles se les disputent parfois avec les makis (... ou les hommes). Contrairement à de nombreuses autres espèces de chauves-souris, les roussettes ont un sens de la vison assez développé et utilisent donc très peu celui de l'écholocation. Ainsi elles sont diurnes !



Ci dessus, roussette dans un badamier sur la plage de N'Gouja. 
Sur la photo de droite, elle mange la badame, le fruit (noix) de l'arbre.




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Les répugnantes scolopendres !

 Posté par Rom

Aucun animal n'est venimeux mortellement (à priori) sur Mayotte par contre il est vivement recommandé d'éviter de se faire empaler le mollet par les deux crochets du scolopendre ! La morsure de cet animal (classé parmi les milles-pattes) délivre un venin extrêmement douloureux et pouvant entrainer un important œdème voire une nécrose cutanée dans les cas les plus sérieux. 



Tout les locaux en ont peur, des enfants aux coco (grands-mères) et crient " scolo !!! " à la vue de ce "ver" répugnant ! Pour autant, n’essayez surtout pas de l'écraser en tongues car son agilité est telle qu'il est capable de se vriller sur lui même (les plus longs font jusqu'à 40 cm) pour vous choper le mollet (ouai ça fait peur hein ?!). 

 Lorsque l'on connait l'habitat de la scolopendre il est possible de se méfier puisqu'elle affectionne l'humidité (herbes hautes à la saison des pluies, mais aussi possiblement les salles de bain...). 

Pour l’anecdote, j'étais dans mon bureau de la PMI lorsque soudain Nouriati m'appelle en criant "Rooommainnn, Rooommainnn !!!" Alors à ce moment là je me dis "Ca y est, il y a une dame qui accouche dans le couloir ou sous la varangue..." Je prends des gants dans ma poche et sors de mon bureau en lui demandant "Quoi, qu'est ce qu'il y a ?!"   "Romain, y'a un scolo là dans le bac à douche..."    "Ah ok, tu m'as fais peur, je croyais à une urgence !"  Et bam un bon coups de balai !

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Les margouillats sont des stars !

Posté par Rom

Le terme margouillat regroupe en réalité plusieurs espèces de lézards selon les pays ! À Mayotte, le margouillat est le gecko diurne à poussière d'or (Phelsuma laticauda). Alors avec un nom comme ça, il a de quoi se la péter... Visez un peu...




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Balade à la retenue collinaire de Combani

Posté par Cha et Rom

Bien décidés à profiter de notre dernier jour de vacances, nous partons randonner autour de la retenue collinaire de Combani... pour changer de celle de Dzoumogné où nous nous promenons régulièrement. A Mayotte, les retenues collinaires permettent l'alimentation en eau potable des villages avoisinants. 

Les rivières ou lacs d'eau douce étant rares sur l'île, ces retenues artificielles d'eau de pluie sont essentielles. En pleine saison humide, le niveau d'eau est maximal... La pluviométrie est donc primordiale pour tenir toute la saison sèche actuelle ! Notons que sur Petite Terre, l'eau potable est fournit par une usine de désalinisation de l'eau de mer.

Une jolie promenade au gré de zébus, de hérons, de bambous géants...






Cherchez l'erreur... !!!




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Encore des baleines... et des dauphins !

Dos de Baleine à bosse

Dauphin Stenelle à long bec se donnant en spectacle


Dans l'étrave du bateau...

Retombée sur le dos après une vrille

Magnifique plage de l'îlot Handréma pour passer le déjeuner !

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Des nouvelles de nos Makis

Les lémuriens fréquentant notre jardin se portent toujours aussi bien...













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Des baleines à Mayotte !

Posté par Cha et Rom

Dès le mois de juillet, tout le monde les attend, elles volent la vedette aux dauphins, raies manta et autres dugongs... on en rêvait, on languissait de les rencontrer... les baleines à bosse ! Cependant, observer ces géants des mers nécessite une petite part de chance Inch'Allah (si Dieu le veut). Ainsi, c'est en ce jour de l'Aïd (fin du Ramadan) que le privilège de croiser leur route nous a été donné.

Les baleines à bosse sont nommées ainsi en raison du dos rond qu'elles laissent apercevoir à la surface avant de plonger. La bosse (au singulier) n'a donc rien à voir avec les protubérances présentes sur la tête qui sont en fait des tubercules pileux (poils servant notamment au repérage de proies) ni avec les coquillages blancs qui se fixent sur leur peau. 

Également appelée Mégaptère en raison de la grandeur de ses nageoires pectorales (environ 4 mètres) qui lui donnent l'impression de "voler"... Méga (grandes) ptères (ailes).

Chaque année, l'arrivée des baleines à bosse à Mayotte entre juillet et octobre témoigne d'un phénomène migratoire partant des eaux froides de l’Antarctique. Mayotte n'est donc qu'une destination parmi d'autres, certains individus se contentent des côtes Malgaches, Réunionnaises ou de l'archipel des Mascareignes (île Maurice). L’objectif est identique puisqu'il s'agit à chaque fois de "monter" vers les eaux chaudes tropicales.

Cette migration s'inscrit dans des cycles biologiques bien identifiés, la reproduction, la mise bas ou l'élevage des petits. Le lagon de Mayotte tient le rôle de véritable pouponnière, ses eaux chaudes et calmes (protégées par la barrière de corail) étant un site privilégié pour la mise bas et l'éducation des baleineaux.

Par contre, les baleines ne trouveront aucune de leur nourriture dans ce type d'eaux (tropicales) et devront jeûner des mois durant (perdant jusqu'à un tiers de leur poids)... Par conséquent, avant d'entamer leur voyage elles ingurgitent en Antarctique des tonnes de nourriture (krill et petits poissons) filtrées par leurs fanons, leur permettant de constituer des réserves de graisses conséquentes.

Il y aurait beaucoup à dire au sujet de ces cétacés... nous nous sommes beaucoup renseignés à leur sujet mais afin de ne pas trop faire encyclopédie, je vous propose de rentrer au cœur du sujet en quelques chiffres et avec des photos de notre sortie en mer !

Photo prise su Wikipédia pour vous montrer la bête... Ce genre de saut est difficile à immortaliser en photographie

Taille : jusqu'à 19 m
Poids : jusqu'à 48 t
Nageoires pectorales : 4 m
Espérance de vie : jusqu'à 100 ans
Gestation : environ 1 an
Poids à la naissance : environ 1 t
Taille à la naissance : environ 4,50 m
Allaitement : 500 l de lait par jour

Distance parcourue pour atteindre les eaux tropicales : 6000 km
Période de jeûne pendant la migration : 6 mois
Contenance de l'estomac : jusqu'à 700 kg de nouritture
 
Hauteur du souffle à l'expiration : 3 m
Comportement sociaux : sauts, chants, frappes de caudales et pectorales...
Portée des chants : 9 km


La journée a commencé avec la rencontre de dauphins stenelles.



Puis nous avons enfin croisé nos premiers dos et premiers souffles.



Baleineau jetant un petit coup d’œil


Apéro sur Choizil




Lorsqu'un couple mère-baleineau semblait se prêter à une tentative mise à l'eau en PMT, c'est moteur coupé et à la rame que nous nous sommes approchés à environ 30 mètres. Mais nous étions seulement 2 volontaires sur 13 sur le bateau ! Romain et un autre courageux... D'ailleurs je remercie ce courageux d'avoir pris son appareil photo subaquatique ! (désolé pour la qualité moyenne des photos mais c'est mieux que rien !)



"C'est plein d'excitation que j'enfilais rapidement, mon masque et chaussais mes palmes pour m’immerger en douceur dans le grand bleu, me laissant glisser tranquillement le long du bateau afin de ne pas effrayer la baleine et son petit. Je ne pouvais pas encore les voir, je devais me rapprocher. Je palmais tout doucement en essayant de ne pas frapper la surface de l'eau... De temps en temps je levais la tête au dessus de la surface pour m'assurer qu'elle était toujours là ! C'est bon je vois son dos... On continue de palmer... Je vais l’apercevoir d'une minute à l'autre... J'en suis terrifié et impatient à la fois ! Quand tout d'un coup une ombre gigantesque apparait, elle devient nette en quelques secondes... Wahou... C'est éééé-n-ooorme !!! Mais je suis super proche là ! Je vais rester là, manquerait plus que je me prenne un coup de pectorale... J'étais bouche bée devant l'immensité de l'animal... J'étais contemplatif devant ce moment incroyable face à une baleine et son baleineau... L’émerveillement dissipait toutes les peurs... Puis au bout d'un moment ils se sont tournés pour nous faire dos et partir gracieusement vers les profondeurs en quelques coups de caudales..."



Prochaine étape, se mettre à l'eau avec un mâle et vibrer de ses chants !


Un beau coucher de soleil sur la côte nord à notre retour...

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